Une petite liane du sud de la Chine qu'on fait sécher et infuser depuis longtemps dans les villages de montagne. Douce, un peu sucrée, c'est l'infusion qu'on boit là-bas pour tenir la journée et retrouver ses forces, tout doucement.
Qui c’est, celle-là
L'herbe d'immortalité (Gynostemma pentaphyllum), c'est une petite liane du sud de la Chine qu'on fait sécher et infuser depuis longtemps dans les villages de montagne du Guizhou pour se donner des forces et traverser la journée.
Son histoire
L'herbe d'immortalité (Gynostemma pentaphyllum) est une petite liane grimpante du sud de la Chine, qu'on fait sécher et infuser depuis longtemps dans les villages de montagne pour se donner du cœur à l'ouvrage. On l'appelle là-bas jiaogulan, et par chez moi, tout simplement, l'herbe des cent ans.
D'où elle vient, et pourquoi je la garde

Celle-là, je ne l'ai pas dans mon jardin. Elle pousse loin, dans les montagnes du sud de la Chine, du côté du Guizhou surtout. C'est ma fille, celle qui vit à Shanghai, qui m'en a parlé la première. Elle m'a écrit un jour que dans ces villages perchés dans la brume, on comptait beaucoup de vieilles gens, très vieilles, et qu'on buvait cette infusion tous les matins, comme nous on prend le café. Les anciens l'ont appelée l'herbe des cent ans. Moi, ça m'a parlé tout de suite.
C'est une cousine du concombre et de la courge, figure-toi, avec ses petites feuilles à cinq folioles et ses vrilles qui s'accrochent partout. Les vraies herboristes, depuis toujours, ont su regarder par-dessus les frontières. Le thé, le gingembre, tout ça est venu d'ailleurs et s'est installé dans nos tasses. Cette petite liane, c'est pareil : elle vient de loin, mais elle a sa place chez moi, à côté de mes bocaux.
Ce qu'elle te fait, tout doucement
Je vais te dire les choses comme elles sont. Cette infusion, ce n'est pas un coup de fouet, ce n'est pas trois cafés d'affilée. C'est autre chose. C'est le genre de tasse qu'on boit le matin d'une grosse journée, ou dans le creux de l'après-midi quand la fatigue tire un peu, et qui aide à tenir sans t'énerver. On la boit là-bas pour reprendre des forces et garder le pied ferme, voilà l'usage, tout simplement.
Les livres lui trouvent un air de famille avec le ginseng, en plus douce et plus abordable. Moi, je te dis juste ce que les gens en disent depuis longtemps : ça pose, ça soutient, ça aide à traverser la journée. Le soir, si la nervosité veut monter, une tasse tiède aide souvent à laisser tomber les épaules. C'est une plante patiente, comme moi : elle ne transforme pas ta vie, elle t'accompagne.
Comment je la prépare

Le plus simple, c'est l'infusion. Une cuillère à café de feuilles séchées, de l'eau frémissante mais pas bouillante (l'eau trop chaude rend l'amertume plus dure), et tu couvres la tasse une dizaine de minutes. Ça donne un liquide vert clair, doux, avec une petite pointe d'amertume derrière, comme un thé vert léger.
Tu peux aussi la trouver en poudre, à mélanger dans un fond de compote ou dans ta soupe, pour ceux qui n'aiment pas boire des tisanes. Et si tu veux en faire une petite habitude, prends-la en cure douce : une tasse par jour pendant deux ou trois semaines, puis une pause. La régularité, ça compte plus que tout le reste, crois-moi.
Les petites recettes de Mamie
L'infusion des grosses journées
Une cuillère à café de feuilles séchées, 25 cl d'eau frémissante versée par-dessus, la tasse couverte huit à dix minutes. Tu filtres, un trait de miel si tu aimes, et tu bois tiède. À prendre le matin ou l'après-midi plutôt que le soir.
Le mélange qui tient debout
Dans un bocal, mélange une bonne part de feuilles d'herbe d'immortalité avec une petite part de menthe poivrée séchée, pour la fraîcheur. Une cuillère à café du mélange par tasse, dix minutes d'infusion, une tasse par jour pendant deux ou trois semaines. C'est ma façon de l'apprivoiser en douceur.
Ailleurs, comment d'autres la connaissent
Ma fille m'a envoyé une photo, un jour, d'un vieux monsieur du Guizhou qui remplissait une grande bouteille de cette infusion pour sa journée aux champs. Là-bas, ce n'est pas une nouveauté ni une mode : c'est le geste de tous les jours, transmis comme nous on transmet la tisane de tilleul le soir. On la surnomme parfois le ginseng du sud, parce qu'on lui trouve un air de famille avec le ginseng, en plus doux et plus abordable.
Moi, ce que j'aime dans cette plante, c'est justement ça : elle vient d'un bout du monde que je ne verrai peut-être jamais, et pourtant elle raconte la même chose que mes plantes du jardin. Prendre soin de soi tous les jours, sans bruit, avec ce qui pousse et ce qui se transmet.
Ce qu'il faut savoir avant d'en prendre
Un petit mot de prudence, comme toujours chez moi. Cette plante, on la garde pour les grands : si tu attends un bébé ou si tu allaites, on la met de côté, on ne prend pas de risque pour rien. Et si tu prends déjà quelque chose sur ordonnance, surtout pour fluidifier le sang ou pour la tension, demande d'abord l'avis de ton médecin ou de ton pharmacien avant d'en boire tous les jours.
Mes plantes ne remplacent pas l'avis de ton médecin : elles l'accompagnent, voilà tout. Si tu te sens vraiment fatigué, épuisé sans raison, ou si ça dure, ce n'est pas une tisane qu'il te faut, c'est un rendez-vous. Va voir quelqu'un, on est d'accord ?
Mamie répond à tes questions
Pourquoi on l'appelle herbe d'immortalité ?
Parce que dans les villages de montagne où on la boit tous les jours, on comptait beaucoup de gens très âgés. Les anciens l'ont appelée l'herbe des cent ans. C'est une jolie histoire de longévité, pas une promesse : je te dis juste que c'est une infusion douce qui fait du bien.
Quel goût ça a ?
Un goût vert et doux, un peu sucré au début, avec une petite amertume derrière, comme un thé vert léger. Si c'est trop discret pour toi, ajoute une feuille de menthe ou un trait de miel.
On en boit combien par jour ?
Une à deux tasses suffisent, le matin ou l'après-midi plutôt que le soir. Comme pour tout chez moi, c'est la régularité qui compte, pas la quantité.
À lire aussi
- Pour les jours sans énergie : Le coup de fatigue passager.
- Quand la tête s'emballe : Apaiser l'esprit et la nervosité.
- Un autre trésor venu d'Asie, chez moi aussi : le gingembre.
- Et pour voyager sans quitter ta cuisine : le tour du monde de ma menthe.
Pour quoi je m’en sers
- · 01C'est une liane du sud de la Chine (le Guizhou surtout), de la même famille que les concombres et les courges.
- · 02On la boit en infusion douce, légèrement sucrée, le matin ou dans le creux de l'après-midi.
- · 03Là-bas, on en boit tous les jours, comme d'autres boivent leur café.
- · 04Un mot de prudence si tu attends un bébé, si tu allaites, ou si tu prends déjà quelque chose sur ordonnance : demande l'avis de ton médecin.
Les petites recettes de Mamie
L'infusion des grosses journées
Le matin ou dans le creux de l'après-midi
Ce qu’il te faut
- 1 cuillère à café de feuilles séchées d'herbe d'immortalité
- 25 cl d'eau frémissante (pas bouillante)
- Un trait de miel, si tu aimes
Comment je m’y prends
- 01Verse l'eau frémissante sur les feuilles.
- 02Couvre la tasse et laisse infuser 8 à 10 minutes.
- 03Filtre, ajoute le miel si tu veux, et bois tiède.
Le mélange qui tient debout
En petite cure, sur deux ou trois semaines
Ce qu’il te faut
- Une part de feuilles d'herbe d'immortalité
- Une petite part de menthe poivrée séchée, pour la fraîcheur
- De l'eau frémissante
Comment je m’y prends
- 01Mélange les deux plantes séchées dans un bocal.
- 02Prends une cuillère à café du mélange par tasse.
- 03Laisse infuser 10 minutes, filtre, et bois une tasse par jour pendant deux ou trois semaines.
Ce qu’il faut savoir avant
Ces informations ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé. Avertissement santé →
Sa carte d’identité
- Nom latin
- Gynostemma pentaphyllum
Si tu ne retiens qu’une chose
- 01C'est une liane du sud de la Chine (le Guizhou surtout), de la même famille que les concombres et les courges.
- 02On la boit en infusion douce, légèrement sucrée, le matin ou dans le creux de l'après-midi.
- 03Là-bas, on en boit tous les jours, comme d'autres boivent leur café.
- 04Un mot de prudence si tu attends un bébé, si tu allaites, ou si tu prends déjà quelque chose sur ordonnance : demande l'avis de ton médecin.
Tes questions
Parce que dans les villages de montagne du Guizhou, où on la boit tous les jours, on comptait beaucoup de gens très âgés. Les anciens l'ont appelée l'herbe des cent ans. C'est une jolie histoire de longévité, pas une promesse : moi, je te dis juste que c'est une infusion douce qui fait du bien.
Un goût vert et doux, légèrement sucré au début, avec une petite amertume derrière, comme un thé vert léger. Si ça te paraît trop discret, ajoute une feuille de menthe ou un trait de miel.
Une à deux tasses suffisent largement, le matin ou l'après-midi plutôt que le soir. Comme pour tout chez moi, c'est la régularité qui compte, pas la quantité.




